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La toile de l’un
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Doudous et peluches…

Des poèmes de Colette Andriot, Isabel Asunsolo, Julien Blaine, Alain Boudet, Francine Caron, Jean-François Forestier, Jacqueline Held, Claude Held, Patrick Joquel, Christophe Jubien, Claire Kalfon, Béatrice Machet, Jean-Hugues Malineau, Martine Morillon-Carreau, Roland Nadaus, Philippe Quinta, André Schetritt.

Article mis en ligne le 15 octobre 2014
dernière modification le 14 décembre 2014

par Alain BOUDET
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Programme : délicat

En ce moment
Les jours rétrécissent
Comme des lainages
Passés à soixante degrés.
Ne mets plus les jours
Dans la machine à laver !
Ni tes doudous
Ni tes scoubidous
Ni tes peluches
Ni tes plumes d’autruche !
Garde les bien au chaud
Entre tes bras flocons
Contre ton cœur tambour
Près de tes yeux lucioles.

© Claire Kalfon

 

De ses poings fermés
fétiche défiant le monde
Boxeur immobile

Orphelin blessé
tu incarnes dans tes yeux
les enfants du monde

Francine Caron
Haïkus des doudous
Donner à Voir, 2010

 

hérisson tué ?
sur la route, ouf, peluche...
de nourrisson

© Isabel Asunsolo

  Crabe
poisson multicolore
ou lapin musicien
Rien ne te résiste
petite terreur
du baby-trotteur.

Alain Boudet
Suite pour Nathan
Corps Puce, 2006

 

On lui en a acheté un deuxième

Un doudou n’est-ce pas
il faut quand même
le
laver
de temps en temps

LE-MÊME
Tu vois bien Oui Pour pouvoir le changer
Remplacer mon chéri
celui qui est sale
EXAC-TE-MENT-LE-MÊME mon tout doux Non
Non Ne pleure pas Petit doux
Voyons Non mon
Roudoudou Doudou doux
en sucre
Allez viens Arrête
Mais regarde Regarde-toi C’est dégoûtant
maintenant Te voilà tout barbouillé
Tout sale

Qui comprendra pourquoi
larmes nez qui coulent
sanglots sans fin il n’en veut pas
du remplaçant
pourquoi
colère
noire
joues maculées rouges hoquets petits pieds qui tapent
plus fort vite
encore Encore

© Martine Morillon-Carreau (août 2014)

 

 

Pattes d’oiseau

L’oiseau se pose
sur la terre
comme ça, doucement,
plaçant une patte
puis l’autre,
une patte
puis l’autre,
ce qui fait
quatre pattes
sur la terre.

Et c’est trop,
beaucoup trop.
Il retire donc
une patte
puis l’autre,
une patte
puis l’autre
et reste en l’air,
doucement
comme ça


Claude Held
Extrait de Parole de clown,
© Lo Païs d’enfance, 1999

 

 

Julien Blaine
On peut télécharger le document au format A4

 
baiser de la nuit-
ses peluches ont un nom
et même une histoire
peluches perchées
au spectacle
de son sommeil
nuit d’hiver
entre doudous et toutou
elle s’endort
 

fillette malade -
tous ses doudous veillent
sur son sommeil

© Philippe Quinta

 
 

D’autres enfants avaient leur Bouboule, Pinpin, Médor et autres Doudou. Cet enfant-là n’avait pas d’attirance pour les animaux en peluche. Il leur préférait de loin les vrais chats, les vrais chiens qui ne manquaient pas de le suivre comme pour le surveiller, le protéger… A treize mois il se trouvait fasciné par les ânes. Il pouvait passer des heures en conversation muette avec eux pourvu qu’il tienne, dans sa main ou dans ses bras, ce dont il se séparait très rarement et qu’il appelait son miam-miam : un drap de moins en moins blanc qu’il traînait derrière lui, comme pour gommer ses premiers pas. Il passait devant nous altier en chatouillant son petit bout de nez avec le coin brodé d’une frise destinée à être « le haut » du drap. « A bébé ça » disait-il sans se retourner. Il s’en allait comme ivre de son indépendance nouvelle, traversait la pelouse, attendait que quelque chose se passe en lisière de bosquets. Il observait intensément, pouce en bouche, toujours en frottant son nez à la pointe du miam-miam. Il étudiait les insectes, tentait de caresser les papillons, surprenait un lapin, un sanglier, revenait construire des circuits, des maisons, il se racontait tant d’histoires ! Et son miam-miam en retenait les odeurs. Il promenait partout ce morceau de giron maternel et osait l’aventure pour récolter qui sait toujours plus de son amour à elle, sa mère, son tout… Il fallait voir son expression de ravissement, de plénitude, de joie immense quand celle-ci venait le ramener chez eux après sa demi-journée de travail. Elle lui souriait d’abord. Ensuite, d’une voix enjouée et caressante, elle prononçait son prénom, puis s’accroupissait, lui tendait les bras, il courait s’y réfugier en riant, elle le soulevait de terre, alors il enroulait le miam-miam autour du cou de sa mère, posait sa tête sur son épaule et s’endormait, confiant, abandonné, heureux … Le miam-miam faisait tantôt cagoule, tantôt voile, tantôt foulard pour la maman qui emportait son précieux chargement vers la voiture de son pas léger, allègre, bien balancé. Aucune mièvrerie, aucune démonstration d’amour étouffant dans son comportement mais se dégageait du duo recomposé une telle qualité de complicité, de tendresse, d’harmonie, que le mot sécurité tout soudain s’incarnait devant vos yeux, prenait tout son sens : d’éternel et fragile, infiniment.

© Béatrice Machet

 

 
Mais pourquoi
Doudou
et pas
Gratte-gratte ?

-Devine pourquoi
une souris douce
rit et sourit
dans l’herbe…-

© Roland Nadaus

 

Mon doudou
fait dodo
à dada
sur ses rêves

*

Dédé avait
un doudou
qui disait : « Fais dodo »
quand il était
sur le dos

© Roland Nadaus

  Suce ton pouce
et bois tes rêves

Cache ton poing
derrière son ombre

Un deux trois :
tu rêveras plus haut que toi

Quat’ cinq six
car hier n’est pas jadis

Sept huit neuf
ton vieux doudou sera tout neuf

Dix onze douze
les belles peluches sont des épouses
-ou des époux pour la vie…

 © Roland Nadaus

 
Le mot peluche
vient de
POIL

Pas la poêle
à frire

Pas le poêle
à bois

ni le poil
à gratter !

- Mais…-

© Roland Nadaus

  Ah téter Doudou !
Sucer ses doux doigts
sucettes sucrées
ô ma peluche sacrée !

-Si tu savais Maman
combien je t’aime !-

© Roland Nadaus

  J’ai caressé
le doudou
de mes rêves

J’ai caressé
le grand Doudou
de mon grand Rêve

J’ai caressé
tous les doudous
de tous mes rêves

Ils te ressemblaient
comme un frère

Ils te ressemblaient
comme une sœur

Ils te ressemblaient
comme un inconnu

auquel tu ressembles
et que j’aime.

© Roland Nadaus

 
Des peluches en apesanteur
Traversent la maison
Un ange passe
Sur la pointe des pieds
Mais l’enfance s’escamote
Par la fenêtre ouverte.

© André Schetritt

 

 

Un nounours cosmonaute
Marche sur la lune
De l’enfant
Dans la lune.

© André Schetritt

  Étoiles glaçantes -
un vieux nounours
jeté aux ordures

© Christophe Jubien
 

Chambre d’enfant

Dans le lit de poupée sont
Deux bébés de porcelaine
Dedans la toile et la laine :
Regard tendre et corps de son.

Sur le mur se tient bien droit
Un arbuste en papier peint.
Il écarte ses vingt doigts,
Moitié cèdre et moitié pin.

Bourru l’ours et Fou le faon
Sommeillent sur l’oreiller
Dans un abandon d’enfant :
Ils sont partis voyager.

Le rêve envahit la chambre :
Il est perché sur le lit
Comme un oiseau couleur d’ambre
D’arc-en-ciel et de radis.

Jacqueline Held
extrait de Un, deux, trois... pays ! 
© éd. Lo Païs d’enfance, 1995)

 

Mon ours

Mon ours a parfois
Mauvais caractère,
Boude sous le drap,
Trop souvent, ma foi.

Je lui dis : pourquoi, dis-moi,
Pourquoi es-tu si têtu,
Pourquoi es-tu comme ça,
Un jour ci et un jour ça ?

Il me répond : es-tu bête !
Je suis juste comme toi,
Bon cœur et mauvaise tête,
Un jour ci et un jour ça...

Je suis de poil, pas de bois !

Jacqueline Held
extrait de Un, deux, trois... pays !
© éd. Lo Païs d’enfance, 1995)

 

La nuit
quand la chambre est noire
tu es avec moi
très doux
et
bien au chaud
je m’endors.

Patrick Joquel
Heureux comme l´orque
© Pluie d´étoiles
 

 
Petit ours en peluche
que fais-tu là
le poil collé par la pluie
tes larmes coulent
avec les gouttes
et les feuilles que le vent brasse
Qui t’a oublié ici
sur le banc
dans le jardin désert
Qui
l’enfant parti avec le dernier soleil
devenu trop grand
pour se préoccuper de toi
ou bien es-tu tombé de ses bras
lui aussi
maintenant pleure
son nounours perdu

© Colette Andriot  (inédit)
 

Le pouf du chat
Le chat du pouf
Fondu de chat – pouf pour
Passer l’hiver au chaud et
Chasser le poids du froid
Fausse peluche et
Vrais griffes
Enfants : prudence

© Jean-François Forestier (inédit)

  Poupée, ma jolie poupée
T’es en âge de te marier !
Prendras-tu un chevalier
Un soldat ou un boucher ?

Poupée, ma jolie poupée
Choisiras-tu pour époux
Un banquier laid comme un poux
Un clown blanc comme un diamant
Ou le frère de ma maman ?

Poupée ma jolie poupée
A ta place je me marierais
Avec mon ours en peluche
Tant pis s’il n’a pas un sou
Tu verras comme il est doux !

© Jean-Hugues Malineau

 

 

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