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Sur un poème de Thierry Metz
Article mis en ligne le 15 avril 2014
dernière modification le 30 avril 2014

par Alain BOUDET

Le dormeur parle bas
mais ouvre de larges mains
de larges mains au-dessus des plaines
du réseau des routes où courir
pour rejoindre le dormeur
qui parle bas
mais ouvre de larges plaines
de larges plaines au-dessus des mains
du réseau des fleuves où mourir
pour rejoindre le dormeur
qui ne parle plus

Sur un poème de Thierry Metz
Cédric Le Penven
​Frontispice de Jean Gilles Badaire
Éditions Jacques Brémond
ISBN 978-2-915519-55-8
20,00 €

C’est un poème (imprimé en rouge) de Thierry Metz extrait de Dolmen, son second recueil publié, qui sert de tremplin aux poèmes (imprimés en noir) de Cédric Le Penven. Des poèmes qui suivent à la trace le parcours d’une souffrance incandescente, celle de la mort accidentelle de Vincent, le second fils de Thierry Metz. Celle d’une douleur qui conduisit Thierry Metz au suicide. Celle d’un gouffre que l’écriture, vécue comme une œuvre ouvrière de maçon n’a pas pu combler ni soutenir. Les vers du poèmes de Thierry Metz que Cédric Le Penven a choisi sont le lieu d’enracinement et de ricochet des poèmes de ce livre, écrits entre 2006 et 2010. Ils nous font entrer dans ce compagnonnage du manœuvre, homme de silence et de sueur, qui fut poète. Et nous lisons dans ce livre des textes d’une poignante et fraternelle humanité.

Alain Boudet