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L’aura du blanc
Article mis en ligne le 1er novembre 2016
dernière modification le 22 octobre 2016

par Robert Froger

Tu portes en toi tous les oiseaux blessés
Loin des chemins où l’été carillonne
Tu embrasses le vide tu l’étreins
Il te féconde il te nourrit
Les mots déracinent leurs ailes

 

Le rêve que nous ne portons pas
Nous rend orphelins du monde

L’aura du blanc
Béatrice Libert
Encres de Motoko Tachikawa
Le Taillis Pré, 2016
ISBN 978-2-87450-102-9
10,00 €

"Les lampes ont éclairé nos vies / comme des anémones de passage"
Béatrice Libert éclaire de ses mots des petits moments de vie, des moments de joie, de paix "Être dans la contemplation / non dissoute mais vibrante", des moments de doute, de désillusion aussi "Ne pas arriver à la cheville / De ses rêves et s’en mordre la vie".
Mais il y a toujours dans les mots de l’auteure (ou les images nées de ces mots) une douceur, un espoir de lendemain qui ne chante pas forcément mais dont le silence apaise. "Quand le jour se lave / Dans le vent du poème / Les mots renaissent / Comme des moineaux".
Les textes sont courts, de deux lignes se présentant souvent comme des sentences, jusqu’à quatre ou cinq lignes s’apparentant à des haïkus.
Les mots de Béatrice Libert s’accrochent à nous comme les encres-lierres de Motoko Tachikawa.

Robert Froger