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Le poème du mois
Article mis en ligne le 1er décembre 2016
dernière modification le 30 octobre 2016

par Alain BOUDET

 

J’ai rêvé d’une maison
qui serait ton corps à habiter
à travers des clairières en flammes, en fleurs
des fenêtres de sable clair à repousser.
 
Tu n’apparaissais qu’au lointain de l’oiseau
à son vol de faux qui à chaque fois m’éloigne
un peu plus de moi-même,
dans les bourgeons de lune et d’aiguilles
enfant-feuille, écureuil, rousse parmi les pins
peut-être pour respirer la sève crue encore,
comme elle perle quand la chaleur fait transpirer l’écorce
résine, miel amer, l’enfance toute entière
dans une goutte.
 
Je possédais pour toujours
la légèreté et la lumière, et dans des bras vêtus d’arbres
ailes repliées sur les cailloux du cœur
il n’y avait plus que transparence
où tout s’apaise.

Cécile A Holdban