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Le poème du mois

Alors que partout en France, on se prépare à commémorer l’armistice de 1918 et la fin de cette guerre que l’on qualifia de "Grande", sans doute à cause du nombre de ses victimes, chaque jeudi de ce mois de novembre 2018, à 8 heures, vous pourrez lire ici un poème qui évoque la guerre, ses drames, et, enfin, la paix…

Article mis en ligne le 22 novembre 2018
dernière modification le 23 novembre 2018

par Alain BOUDET

Encore autre chose…


Le définitif n’existe pas.
Tout n’a pas été fait.
Ingénieurs ! toutes les forces n’ont pas été employées :
cherchez-en d’autres.
Généraux ! toutes les tactiques n’ont pas été trouvées :
cherchez-en d’autres.
Les 400* sont meilleurs que les 420* : c’est bien mais ce n’est pas assez, ce n’est qu’un perfectionnement.

Perfectionner est bien !
Créer est mieux.

Pourquoi ne regardez-vous que dans la direction
où regardent les autres ?
Ex : POURQUOI L’ENGIN SUPÉRIEUR À UN CANON
    NE SERAIT-IL PAS AUTRE CHOSE QU’UN CANON ?

Cherchez autre chose
toujours autre chose
encore autre chose


Pierre-Albert Birot
* le 400 et le 420 étaient des canons utilisés pendant la guerre de 1914-1918.


Mon général, votre tank est puissant.
Il couche une forêt, il écrase cent hommes.
Mais il a un défaut :
Il a besoin d’un conducteur.

Mon général, puissant est votre bombardier,
Plus vite que l’ouragan, plus fort que l’éléphant.
Mais il a un défaut :
Il lui faut un mécanicien.

Mon général, on peut tirer beaucoup de l’homme.
Il sait voler, il sait tuer.
Mais il a un défaut :
Il sait penser.

Bertolt Brecht

Deux poèmes extraits de On n’aime guère que la paix
Anthologie réunie par Jean-Marie Henry et Alain Serres pour les éditions Rue du Monde, 2003 ©

Prochain poème, le 29 novembre.
Et ici, une bibliographie "Guerre et paix" dont les titres sont disponibles au Promenoir de poésie contemporaine à la Médiathèque Les Mots Passants, à La Suze (Sarthe).