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D’aussi loin qu’il m’en souvienne
Article mis en ligne le 15 avril 2020
dernière modification le 4 avril 2020

par Michel Foucault


CES HEURES OÙ TOUT S’EFFACE


Ce sont ces heures sans temps
Où tout s’efface sans nulle trace
L’arc saigne et dénonce
Les profondeurs de la nuit
.....
Tu me serres contre toi
Tu redonnes forme à ma vie
Tu rattrapes mon verbe
Sous le son du possible
.....
Sur les coulées de soie
Un incessant plaisir
Une empreinte invisible
L’émoi de tes soupirs....

D’aussi loin qu’il m’en souvienne
Sarah Mostrel
poèmes en français et en hébreu
Encres de Marc Bergère
Éditions : Transignum, 2018
ISBN : 978-2-915862-38-6


Sarah Mostrel écrit pour ne pas céder au désespoir. Quand on « pleure le monde en ruines en se débrouillant de ce qui reste », quand son « être s’est brisé d’un cœur qui s’en est allé », quand la déchirure de l’absence provoque des insomnies, quand « les plantes de l’existence » sont au doute et aux questions, comment croire encore à la « musique du bonheur » ?

En cette période de confinement où la fragilisation de nos vies n’a jamais été aussi grande, les mots de Sarah Mostrel remplis de tendresse et de confiance sont précieux. L’ écriture volontiers lyrique impose une poésie qui invite à « ouvrir son cœur », à « ranimer la flamme » et à traquer « l’inconcevable dans la vie imaginaire ». Les encres de Marc Bergère accompagnent avec justesse la douceur et la générosité de ces paroles réconfortantes pour « redonner forme à la vie » et retrouver la « ferveur d’une vie réaccordée ».

Michel Foucault, le 4 avril 2020