Come torrenti trepidi come ruscelli garruli e queruli e solenni come fiumi i miei giorni e i tuoi nella quiescente equoreità discendono. Io non ho bene inteso ancora, ed ho mill’anni, se vita nella morte o nella morte vita s’insinui. Non so bene se Pasqua Parasceve o Parasceve Pasqua segua. Non ho capito se sulla morte vita trionfa o se la vita alla morte soccombe. Ma forse ciò non cale donna a un amore tenero come i boccioli nuovi come le gemme turgide che si fa l’invernale rigidità, non cale a un sogno terso e lucido – dopo i rovesci l’aria primaverile è tale. Un attimo un sussulto un brivido un sospiro un alito ; ma fragile no : questo sentimento fuggitivo ha la forza d’un uragono e dissipa la bruma e dentro l’anima fa chiarità. So bene donna che fra un istante tempesta sarà ancora dentro di me. Ma sempre sereno seguirà. So che sempre April’s showers make way for May’s flowers. 1 | Comme des torrents inquiets comme des ruisseaux bavards plaintifs et solennels comme des fleuves mes jours et les tiens vers un calme absolu déclinent. J’ignore encore – et j’ai mille ans – si la vie dans la mort ou la mort dans la vie s’insinue. Je ne sais pas si Pâques suit Parascève ou Parascève suit Pâques. J’en suis à me demander si la mort triomphe de la vie ou si la vie s’incline devant la mort. Mais ceci importe peu, femme, à un amour tendre comme ces jeunes pousses ces bourgeons qu’enfle la rigidité hivernale, ceci importe peu à un songe pur et clair – l’air au printemps est tel après l’ondée. Un instant un sursaut un frisson un soupir un souffle ; mais fragile non : ce sentiment fugitif a la force d’un ouragan : il dissipe la brume et fait la clarté dans l’âme. Je sais, femme, que dans un instant la tempête sera encore en moi. Mais toujours viendra la sérénité. Je sais que April’s showers make way for May’s flowers. 1 les averses d’avril / annoncent les fleurs de mai. |