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Le site de la Toile de l’Un, créé en 2001 par mon père Alain Boudet, est à la fois une revue de poésie en ligne proposant de manière éphémère à chaque mise à jour un poème à lire, un recueil à découvrir, des actualités, des articles… et un site de ressources en poésie contemporaine proposant de manière durable des dossiers, des anthologies, des poèmes d’Europe et d’ailleurs, des propositions pédagogiques, des ateliers d’écriture et l’ensemble du fonds du Promenoir de poésie contemporaine Alain Boudet.

Rubrique le poème du mois

Les mots des vagues

Je me demande où vont ces oiseaux,
ces ailes blanches sur les grandes vagues,
elles dansent et jouent dans un autre monde,
reflets de lune au pays des eaux.

Je te demande d’écouter les mots
que chantent les vagues avant de partir,
lire sur la plage ces mots d’amour,
écrits par les vagues, avant de mourir.

Des plumes blanches glissent dans l’écume,
vont raconter les couleurs de l’air.
Bleus infinis, jusque dans la nuit,
brillent les étoiles, coeurs solitaires.

Je te demande d’écouter les mots

Des ailes blanches comme des miroirs,
posées sur les vagues, bercées par la mer,
soufflent dans le vent les mots de ton cœur,
donnent à la vie les mots de l’espoir.

Je te demande d’écouter les mots

Jacques Milan, in Lever l’encre Baccanales n74 (2025)

Revue de la Maison de la poésie en Rhône-Alpes

Livre de poésie du mois
Ma mère est morte. Je suis orpheline de sa vie, orpheline du regard de nos bêtes, orpheline de la terre sous mes doigts, des noms qu’elle donnait à tout ce que je voyais. Ma mère est morte. Je dois cesser de mourir, moi aussi. Tués pour un dieu, pour des hommes qui se croient dieu, fusil à l’épaule, machette à la main – s’ils savaient. Ils refusent de savoir. La vie prend des mains de meurtrier quand plus rien ne tient – aucune nuit, aucun soleil – et que tout verse dans la poussière. Ne rien lui céder. La secouer à sa fenêtre comme un mauvais drap, qu’elle aille jeter sa haine au vent des sables. Dieu n’appartient à personne. Personne n’appartient à personne, aucun enfant, aucune femme, aucun homme. Est-ce que la raison y peut quelque chose ?
Page de couverture du livre de poésie de Marilyse Leroux, Les mains bleues

Les mains bleues

Marilyse Leroux

Editions : Rhubarbe, 2022
EAN : 9782374750736
10,00 €

 A quoi rêve-t-on quand on a dû fuir son pays ? Que reste-t-il d’humanité quand on a été confronté à la barbarie ? Quel sens donner à son existence quand la mort et la vie se confondent ? Que croire quand Dieu est une arme plus cruelle que la houe du jardinier ?

Une jeune femme (une jeune fille? une enfant peut-être?) a dû fuir les massacres perpétrés par les hommes à l’encontre des femmes au nom de la religion. Elle se souvient de sa mère, de son enfance, des hommes qui sont venus la chercher, de la longue errance sur les routes et les mers.

Dans ce poignant ouvrage, Marilyse Leroux trouve les mots justes pour redonner vie, parole et espoir à celle qui a tout perdu.

Michel Foucault

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