autoportret cu präpastie, vis çi exil Poezia o träiesc, nu o scriu. Valuri de praf concentrice, îmi sârutä fereastra. Prin voalul täcerii lor väd väd distrugerea distrugerea caselor a caselor ce se präbuçesc ce se präbuçesc în häul tîrziului. Pe buza präpastiei mä-nfior çi ezit mäcinat de frica exilului interior. Scoicä de plumb, täcerea. Träiesc propria confesiune. | autoportrait avec abîme, rêve et exil La poésie, je la vis, je ne l’écris pas. Des vagues de poussière, concentriques, embrassent ma fenêtre. A travers le voile de leur silence je vois je vois la destruction la destruction des maisons des maisons qui s’écroulent qui s’écroulent dans un néant tardif. Sur les lèvres de l’abîme je frissonne et j’hésite rongé par la peur de l’exil intérieur. Coquille de plomb, le silence. Je vis ma propre confession. |