Le promenoir

Catégorie : Le promenoir

Vox populi

Défilé Le curé chante en latin les louanges du mort requiem et tantum ergo le maire fait la grimace l’adjoint se fend la poire car ô miracle ! la veuve est éplorée un voisin bientôt la consolera la maîtresse la star en fait un peu trop un autre voisin s’en

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L’ours des mers

Fumera-t-on un jour les pétales des cerisiers À Villetaneuse ?   *** Emprunt Pinay Ne marche pas À Épinay L’ours des mers suivi de Méduses poétiques, Poèmes de l’ouest parisien, Haïkus de banlieue, Dieu est une femme comme les autres, les  Crabes Chinois Poèmes de Marc Kober Dessins et gravures de

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Géodes

Dévotion À la nuit tombante Il est bon de laisser tomber Un songe au pied des arbres. Ils se souviendront de l’offrande. Sans résistance Vous entrerez dans leur ombre. Géodes Dominique Sutter La Feuille de thé, 2017 ISBN 979-10-94533-09-3 20,00 € Le recueil de Dominique Sutter se compose de quatre

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Dizoleiñ

Etats de la rade, octobre. Rafales, gifles, claques, on n’avance pas contre le vent mais un petit belvédère s’ouvre largement sur les eaux gris-ardoise, vert-sauge et partout, près des côtes les festons blancs l’écume des crêtes les écheveaux de soie se fracassent contre le roc. Dizoleiñ Eve Lerner (poèmes) Chantal

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Les pères fouettards me hantent toujours

J’espère que ça déchire la nuit argentée Mon histoire se taille au couteau Et les feuillets trempés de bave C’est peut-être normal Ça fait peut-être, oui peut-être mal Cette histoire de glandes C’est bien au-delà de nous-mêmes Et le corps s’épuise doucement La couleur du sang neuf et qui coule

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Vélo vole

Interrogation Je me demande Pourquoi les adultes ne comprennent pas les enfants. Dans l’autre sens, oui, je sais: Les enfants n’ont jamais été adultes. Mais les adultes sont tous de vieux enfants, n’est-ce pas ? On me répond: « On oublie vite, tu sais », Réponse qui, non, ne me satisfait guère:

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Temps mort

Assis sur le monde, la certitude d’une autre existence possible en lui. Les « il m’a fallu » ont servi de prétexte à jeter aux orties ce temps perdu, gagné d’aveuglement lucide. Il marchera sans voile, à visage déchiré, glabre. Demain. Temps mort Paul de Brancion Lanskine, 2010 ISBN 978-2-9525862-5-2 10,00 € Paul

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Pour déchirer la page

On ne guérit pas des blessures d’enfance Mais on apprend à circonscrire l’abîme assécher les marais baliser la terre ferme Reconnaître où mettre le pas où avancer où construire On peut il suffit de ne pas approcher pas trop près Ne m’obligez plus à aller là où ça fait trop

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Les riches heures du cycliste ordinaire

DE JUSTESSE Ce soir je sortirai du jour par la porte de la sérénité Au bord de la rigole les feuilles d’un petit myosotis s’ébrouent Je jui rends hommage en réduisant ma vitesse Professionnellement je l’avoue ça n’a pas cassé des briques ce que j’ai fait aujourd’hui Mais là je

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Sur un arbre caché

  Les arbres qui n’ont pas de branches basses ne connaissent pas le plaisir de sentir le poids des enfants qui grimpent aux arbres pour leur voler leurs fruits et leur confier leurs rêves de pirates en vigie.     Sur un arbre caché Constantin Kaïtéris Illustrations de Joanna Boillat

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