Hors je(u)
Piégés dans les horlogeries du jour rouages gris et dents de loup rendez-vous aux voies de garage à l’heure noire où rien ne bouge Les genoux tremblent Ici l’histoire où sommes-nous dans nos regards
Le promenoir
Piégés dans les horlogeries du jour rouages gris et dents de loup rendez-vous aux voies de garage à l’heure noire où rien ne bouge Les genoux tremblent Ici l’histoire où sommes-nous dans nos regards
Il paraît qu’au moment de sa mort on revoir toute sa vie. Dans ces conditions, j’aime autant ne pas mourir. Pieds nus dans la mer Chaque pas me rapproche de ma grand-mère Faut-il noyer le poisson ? François David & Isabel Asunsolo Éditions Éclats d’encre, 2015 ISBN 978-2-914258-93-7 12,00 €
très-aimée, je t’envoie une tourterelle vermeille car personne ne tire sur un messager rouge je lance haut dans l’air ma tourterelle vermeille je sais que tous les chasseurs la prendront pour le soleil vois, ma tourterelle s’élève ma tourterelle s’incline sur son passage les océans scintillent les arbres verdissent
Un lapin nain poilu et sauvage qui vit dans les parages adore mes prunes et mes abricots Je pense qu’il fallait que ça se sache des salades Thomas Vinau Illustrations de Matt Mahlen Éditions Donner à Voir, 2015 ISBN 978-2-909640-88-4 7,00 € Des salades… Un titre qui nous conduit au
Vermeer Quel cours d’eau dans la tempête t’a soudain traversé la tête, sous ce beau turban bleu ? demande ainsi Monsieur Vermeer à la fille qui sourit à peine . Allons ! Tu es perle et pas larme. Il y a, pour te bercer, des instants de lumière, de
Chaque jour la plage se retrouve vierge. Ensemble nous y imprimons nos pieds. Que nos pas se désaccordent et le lendemain il n’y paraît plus. Puissions-nous être comme le sable qui oublie et demeure. Du soleil dans les flaques Nicole Laurent-Catrice Illustrations de Thierry Gaudin Éditions Donner à Voir,
Cependant, mes convictions sont des chapeaux que la vie fait parfois s’envoler tandis que je subis les fluctuations de ma météo intérieure. J’essaie d’écrire sur notre condition d’être humain, mais ça ne rate jamais : chaque fois que j’en rencontre un, il m’oblige à déchirer ma dernière copie. Le cœur à
Averses Il pleut sur nos jours étroits Il pleut sur nos nuits baroques Sur nos paroles sur nos écarts Il pleut sur les pluies d’autrefois Il pleut sur nos rires Nos parfums nos hasards Il pleut sur les falaises mortes Sur l’encre abandonnée Sur les couleurs du peintre Sur la
pourquoi avons-nous choisi le moindre mal ? demandait Hölderlin combien de fois parlons-nous sans rien dire de ce qui est réel, mais sans ignorer un seul instant cette réalité. Un passe-temps. Combien de fois percevons-nous que l’âme est en train de planer sur le bord des doigts posés sur la table.
Parfum d’herbe et parfum d’étoiles. Au loin se dissolvent les chaînes de montagnes dans le ciel opale. Nos mains fatiguées sont aspergées par la fraîcheur nouvelle et nos cheveux ont reçu l’onction de l’ombre de la douleur d’hier. Mère, le monde n’a pas de frontières. La Marche de l’océan