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à qui dire le silence
ni bruit sous la peau à qui dire le silence
une immobilité de milan
ce que l’on dit de la mer |
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Et le chemin montait
Erwann Rougé
Photos de Magali Ballet
Éditions Le Frau
De la poésie comme pratique sportive. Le lecteur suit pas à pas le poète dans son cheminement solitaire jusqu’au franchissement du sommet. Un dialogue secret s’établit entre le marcheur et les horizons qui s’offrent à lui. Progressivement la confusion s’installe entre ce qui est ressenti par le corps et ce qui est provoqué par les paysages environnants, entre l’immobilité et l’avancement, entre la terre et le ciel. Le randonneur fait littéralement corps avec la montagne et se confronte à lui-même.
Suivre ce court et dense texte rempli de fragiles sensations n’est pas de tout repos mais la récompense est au bout de l’ascension lorsque le poète livre en lumineuse conclusion « ce qui au sommet s’éclaircit/en nous ».
Michel Foucault
