Era un hoyo no muy hondo. Casi en la flor de la sombra. No hubiera cabido un hombre en su obscuridad angosta. Contigo todo fue anchura en la tierra tenebrosa. Mi casa contigo era la habitacíon de la bóveda. Dentro de mi casa entraba por ti la luz victoriosa. Mi casa va siendo un hoyo. Yo no quisíera que toda aquella luz se alejara vencida, desde la alcoba. Pero cuando llueve, siento que las paredes se ahondan, y reverdecen los muebles, rememorando las hojas ; Mi casa es una ciudad con una puerta a la aurora, otra más grande a la tarde, y a la noche, inmensa, otra. Mi casa es un ataúd. Bajo la lluvia redobla. Y ahuyenta las golondrinas que no la quisieran torva. En mi casa falta un cuerpo. Dos en nuestra casa sobran. | Il y avait un trou peu profond. Presque au coeur de l’ombre. Aucun corps d’homme ne se serrait serré dans cette ombre étroite. Avec toi tout s’ouvrait sur cette terre d’ombre. Ma maison avec toi c’était la chambre obscure. Par toi dans ma maison entrait l’éclat la lumière. Ma maison peu à peu est un trou Et je ne voudrais pas que toute cette lumière s’éloigne sans vie de la chambre. Mais avec la pluie, je sens les murs se creuser, les meubles reverdir, j’en écarte vivement les feuilles. Ma maison est une ville, une porte ouverte vers l’auve, une autre, plus ouverte, vers le soir, une autre, vers la nuit, immense. Ma maison est un cercueil. Chanson terrible sous la pluie, d’hirondelles au-dehors débordant la peur. Dans ma maison un corps s’absente. Dans ma maison nous deux reste un nom. |