Catching your Breath Twenty years on today time wants to light a candle for the man-child touching my cheek. A moth flies in out of the milk-blue dark. Large and brown and furry, it flutters at my throat—a hand flicks it away and it spins wildly about the flame. At rest on the page the moth shows off the golden seam along its wings. It is patterned like a prayer. Here is the air where you do not walk the fire you must not touch and as desirable as inaccessible here are your soul-wings. I catch your breath and breathe it back to the milk-blue dark. | Pour retrouver ton souffle Vingt années que le temps veut allumer une bougie pour l’homme-enfant qui m’effleure la joue. Un papillon de nuit surgit de la nuit bleu de lait. énorme, et brun, et velu, il volète vers mon cou—une main l’en chasse, et il vrille autour de la flamme. Au repos sur la page le papillon exhibe le fil d’or qui ourle ses ailes. Le fil écrit une prière. Voici l’air où tu n’iras pas le feu que tu ne toucheras pas et aussi convoitées qu’inaccessibles voici tes ailes d’âme. Je retrouve ton souffle et le rends à la nuit bleu de lait. |
Pulse 1 Somewhere in this night lives a light that turns in the open throat of time. 2 When the sky waits for rain birds squat in silence and longing is but one great sweeping movement that makes the earth quake. 3 The clock stands still in the heat, and I fear the mimicry of clichés— like a comma usurping all punctuation. 4 No, I don’t believe in the silence drying up on your lips. 5 I dream the wish that inhabits you is a space opening up a gap into the night. 6 What I write gleams like the moon pulsing in a sea of clouds. 7 Your lips are grey—a hyphen between dis and ease and the ultimate sinking into silence. 8 Rain pours. In my throat words come up for air like a promise to skin death alive. | Pulsations1 Quelque part dans la nuit vit une lueur qui s’engage dans la gorge ouverte du temps. 2 Quand le ciel est en mal de pluie les oiseaux attendent en silence et le désir n’est plus qu’un large mouvement qui fait trembler la terre. 3 Dans cette chaleur l’horloge s’arrête, et moi je crains le mimétisme des clichés— comme une virgule usurpant tout de la punctuation. 4 Non, je ne crois pas au silence séchant sur tes lèvres. 5 Je rêve le désir qui t’habite et c’est un espace qui crée une faille dans la nuit. 6 Ce que j’écris brille comme la lune qui bat dans une mer de nuages. 7 Tes lèvres sont grises—un trait d’union entre mal et être et l’ultime noyade dans le silence. 8 Pluie torrentielle. Dans ma gorge les mots font surface comme une promesse d’écorcher la mort toute vive. |