Robert Froger

Auteur : Robert Froger

Tournée d’adieu

Le temps s’égrène, nos cœurs se traînent Les nuits, mes insomnies, tout ce qui fait raffut, la peine. Je broie du noir, des sacs entiers de grain, brassés par les angoisses et j’en remplis mes poches, sous les yeux, viles ridules, mais je ne suis pas fou. J’échappe à la folie, d’un

Lire la suite »

La Mine !

Confession Je ne regrette pas d’être un mineur. J’ai un salaire et un travail et je vis et supporte comme d’autres aussi, à ceci près que c’est plus dur, que c’est pire aussi. Je ne descends pas de gaieté le chevalement, mais pour remonter, ça oui. Mes forces au bout

Lire la suite »

Parfois

Parfois on est triste d’être enfermé tout seul au fond de soi ****** Parfois on tient une main et c’est bien ****** Parfois heureusement qu’on tient une main heureusement qu’une main nous tient Parfois Thomas Vinau L’Atelier du Hanneton, 2019 ISBN 978-2-914543-43-9 18,00 € On a en mémoire le livre

Lire la suite »

La rue s’appelle Reste fidèle

Sous la pluie… Es-tu encore, affligée, à l’automne, Devant des vitres où brumes moutonnent ? Vas-tu, seule encore, en ce parc errant, Te laissant aller, feuille morte, au vent… Es-tu assise, encor, sous ta lampe poussive, Pour ta poubelle, écris-tu de longues missives ? Entends-tu, comme moi, lorsqu’on parle, au-dehors, En espérant, toujours,

Lire la suite »

Vers l’outre mer

Sous mes pieds, craquements de bogues. Les marronniers sentent l’automne. Parfums de rouille et de glaise qui alourdissent le vent. En contrebas le bleu rugueux de l’océan. Deux cormorans, ailes ouvertes, étendent leurs linges de deuil. Ils cherchent la lumière chaude qui déjà déserte. Je les regarde tourner légèrement sur

Lire la suite »

Les confins

maintenant je suis un saint frère de l’Ordre du Carme un ermite à Saint-Ouen j’ai du temps pour rester chez moi faire de la contemplation ranger les décombres écrire … (Ramiro Oviedo) … Covid me sclérose, me dépoétise Pas un vers, pas un pied Alcools forts Je grimace face au

Lire la suite »

Un platane

Vague après vague Roulent, roulent les âges Trempés de sel ou de miel. Un brandon poursuivant Sa marche d’enfer Nous sauvera-t-il Des naufrages ? Mon platane enlace des siècles Dans ses bras et chante la vie. Quelques blessures ennuagent Sa mémoire mais n’entravent pas Ses rêves de feuilles et de poème.

Lire la suite »

Par tes yeux, j’écris la mer

La brume s’émiette. Dévorée d’écume et d’oiseaux, la mer redevient paysage, dans le poème éphémère et éternel du monde. Tu cherches un bonheur laissé à la plage. Ne reste, au bord du cœur, qu’une épave que le temps écaille. Il est des pages que le vent ne tourne pas. Par

Lire la suite »

S’unir avec

Il faudrait, René, que des mots simples, coquelicots les bons jours, parfois ronces ou chiendent, aient le pouvoir d’aimer au point de partager douleur et malheur de ceux que la vie use prématurément, d’apaiser, de guérir… Mais alors, pour qui ne se prendrait-on pas ? Non. Maladroits et fragiles nous restons,

Lire la suite »

Anatomie d’un benêt

Bas en couleur Mes tuyauteries ont beau être rutilantes à force de purges et de ponctions, mon corps a le blues parfois. Je broie du noir au kilomètre. Tout n’est jamais tout noir ni tout blanc au fond de moi. Le souci, c’est que le spectre des couleurs me reste

Lire la suite »

Formulaire de contact

Inscrivez vous à la newsletter

Laisser un témoignage