28 mai 2012 |
Demain je me lève de bonheur
Extraits du Journal d’une vieille
Claire d’Aurélie
L’Atelier du Hanneton, 2018
ISBN 978-2-914543-33-0
18,00 €
« Demain je me lève de bonheur » nous propose des extraits du « Journal d’une vieille » (2008 – 2013) de Claire d’Aurélie, auteure, qui créa les éditions Paupières de terre en 1989, fut aussi conteuse et passionnée par la nature.
Après une brève évocation de l’année 1998, ce journal débute vraiment en 2008, année de ses 70 ans, pour s’achever en 2013, très peu de temps avant sa disparition.
Ce recueil, témoin du temps qui passe (chaque date, en tête de paragraphe, en tient la comptabilité) est aussi un hymne à la vie avec ses petits soucis, ses petits bonheurs, ses grandes inquiétudes, ses grands désirs. Face à l’implacable décompte des jours, il y a la réflexion sur sa propre vie, comment elle passe, comment elle a passé, avec son cortège d’enseignements, futiles ou essentiels. « Tout ce que nous faisons, n’est-ce pas pour échapper au tragique de la vie ? ».
Peut-être devrait-on lire cet ouvrage comme un éphéméride : une page chaque jour. Peut-être nous incite-t-il à faire de même : noter, au jour le jour, événements, réflexions, pensées, sentiments. Ce livre fait du bien, tant les mots y sont volontaires, porteurs d’élans nouveaux. « … savoir que les tâtonnements dans le noir nous feront trouver l’interrupteur ».
Comme son titre le laisse entendre, un jour passé laisse un jour nouveau arriver dont il faut profiter, profiter, toujours en positivant.
Les considérations sur le corps, le besoin de l’autre, des autres, la nature bienfaisante, les plaisirs simples nous amènent aux derniers mots de ce journal qui peuvent résonner comme une épitaphe :
Après une brève évocation de l’année 1998, ce journal débute vraiment en 2008, année de ses 70 ans, pour s’achever en 2013, très peu de temps avant sa disparition.
Ce recueil, témoin du temps qui passe (chaque date, en tête de paragraphe, en tient la comptabilité) est aussi un hymne à la vie avec ses petits soucis, ses petits bonheurs, ses grandes inquiétudes, ses grands désirs. Face à l’implacable décompte des jours, il y a la réflexion sur sa propre vie, comment elle passe, comment elle a passé, avec son cortège d’enseignements, futiles ou essentiels. « Tout ce que nous faisons, n’est-ce pas pour échapper au tragique de la vie ? ».
Peut-être devrait-on lire cet ouvrage comme un éphéméride : une page chaque jour. Peut-être nous incite-t-il à faire de même : noter, au jour le jour, événements, réflexions, pensées, sentiments. Ce livre fait du bien, tant les mots y sont volontaires, porteurs d’élans nouveaux. « … savoir que les tâtonnements dans le noir nous feront trouver l’interrupteur ».
Comme son titre le laisse entendre, un jour passé laisse un jour nouveau arriver dont il faut profiter, profiter, toujours en positivant.
Les considérations sur le corps, le besoin de l’autre, des autres, la nature bienfaisante, les plaisirs simples nous amènent aux derniers mots de ce journal qui peuvent résonner comme une épitaphe :
Ça s’amenuise.
Il faut de plus en plus souvent négocier.
Je comprends qu’on ait envie de s’en aller, pourtant…
Il y a encore tant de beauté.
Ça aura été épatant.
Il faut de plus en plus souvent négocier.
Je comprends qu’on ait envie de s’en aller, pourtant…
Il y a encore tant de beauté.
Ça aura été épatant.
Robert Froger