Bandeau
La toile de l’un
Slogan du site
Descriptif du site



Pour que la poésie vous accompagne…
Un poème à lire et à entendre.


Les enfants qui rêvent
vivent debout
la tête balancée
par un pur battement de bleu
entre les tempes

Ils jettent leurs lampes
dans le fouillis des arbres
pour mieux convaincre la lumière

Leur nuit n’est jamais tout à fait noire

Il y brille toujours un oiseau
au bord d’un nid

Ils avancent seuls
sur des cailloux inconnus
accordant leur pas
à la marche du jour

Ils savent qu’au matin des routes
rosée veut dire patience
et patience double clarté

Le monde en eux respire
de tous ses pores
parole vive à portée du souffle

Les enfants qui rêvent
Sont la pensée de l’air
un pur battement de bleu
entre nos tempes


Marilyse Leroux
Le fil des jours - éditions Donner à Voir, 2007

Écoutons Léane et Valérie, sa maman, nous lire ce poème…
 

Les enfants qui rêvent


 

 



Principe d’archimaître

Tout poème plongé dans un lecteur subit de la part de ce lecteur une poussée transcendante optimale égale au chant des mots déplacés dans son âme.

La réciproque est aussi vraie

Tout lecteur plongé dans un poème subit de la part de ce poème une poussée transcendante optimale égale au chant des mots déplacés dans son âme.



 


La nuit porte jarretelles
Béatrice Libert
Illustration de couverture : Émelyne Duval
Cactus Inébranlable éditions, 2020
ISBN 978-2-39049-006-7
10,00 €

En commençant par cet avertissement "Merci d’avancer vers le fond du poème", Béatrice Libert nous embarque avec elle pour une balade ou plutôt une course effrénée à l’humour libre et à l’absurde, course pour laquelle il est recommandé de "débloquer son mécanisme de sériosité". S’en suivent une série de "problaimes", d’aphorismes "Quand les arbres ont des querelles d’amoureux, ils font branche à part", de dictons "Chez les cafetiers, on dit : Bière qui roule n’amasse pas mousse", de proverbes "Quand le poème est tiré, il faut boire les vers", ainsi que de définitions rendant hommage au poète Jacques Izoard sous forme d’un dictionnaire "non illustré".
De l’humour oui, de l’absurde oui, du délire encore mais parmi tout cela se cachent des sentences comme "C’est ainsi que l’on meurt : accroché à soi-même" ou encore "Il y a une larme de silence sur la bougie qui s’éteint". Le rire qui cache les larmes ? La politesse du désespoir ? "Tu as plus de questions que de réponses. Les questions aident à vivre ; les réponses, à se perdre". 
Mais pas de panique, vous avez l’antidote : "paranoïa : Une gorgée de Tardieu, matin, midi et soir...".

Robert Froger

Pour vivre en poésie finement, de préférence à…
Article mis en ligne le 20 mars 2020
par Alain BOUDET par

Nous voici embarqués dans une aventure inconnue. Nous espérons le grand jour tout au bout, mais le tunnel du confinement nous circonscrit…

La poésie peut quelque chose pour dessiner un horizon. Pour bâtir un présent de vivant aussi. La poésie comme action plutôt que distr-action.

Que faire ? De nombreuses propositions fleurissent. Ici et ailleurs. La Toile de l’Un vous propose un glanage non exhaustif et des activités. Prenons notre temps…

Écouter

La RTBF laisse la place à la poésie. Écoutez ici Laurence Vielle dire des poèmes.

Pour qui veut entendre des poèmes, Bruno Doucey propose trois rendez-vous quotidiens : deux poèmes à lire soi-même, et un à entendre, lu par lui-même. C’est sur le site des éditions Bruno Doucey. Et vous pouvez retrouver les rendez-vous précédents en remontant jusquau 18 mars.

Vous pouvez aussi, sur La Toile de l’Un, entendre des poètes lire eux-mêmes un de leurs textes. C’est dans la rubrique "des ressources > Voix de poètes". Autrement dit, ici.

Au Salon des livres de poésie et de ceux qui les font (La Suze-sur-Sarthe), les poètes invités donnent de la voix en offrant la lecture d’un poème au public. Nous les avons enregistrés. En voici trois :

Jean-Claude Touzeil

Isabel Asunsolo (enfrançais) et…

Sur une terrasse

… en espagnol

En una terraza (espagnol)

Paul Bergèse

 

Et en page d’accueil, tous les deux ou trois jours, lisez et/ou écoutez un poème que j’ai choisi pour vous. À écouter. À entendre et à réentendre à loisir. C’est ici.

Écrire

Si vous avez besoin de vous échauffer, c’est ici.

Second atelier image

Cette photo a, elle aussi, été prise par Françoise Bonnel. Un escholtzia me précise Françoise. Vous avez peut-être au jardin cette fleur de la même famille que nos coquelicots. Alors, comme je l’ai déjà dit, si l’image vous parle, si elle vous fait écrire, vous pouvez envoyer votre texte à cette adresse : latoiledelun(arobase)gmail.com

 


Goutte à goutte,
la saulaie réapprend la pluie
et ses émerveillements.
La rousserolle,
que l’on devinait dans la roselière s’est tue.
Sa dernière note nous accompagne
le temps de notre émoi.

Dans l’eau de lumière,
tu cherches le nom de la fleur
splendidement humble
qui magnifie le chemin.
Aujourd’hui encore,
tu as une éclaircie d’avance.

© Gérard Cousin (inédit)

Premier atelier image

Cette photo a été prise par Françoise Bonnel. Merci à elle de me l’avoir confiée. Si l’image vous parle, si elle vous fait écrire, vous pouvez envoyer votre texte à cette adresse : latoiledelun(arobase)gmail.com


Même bleue la feuille d’encre
Ne saisira dans l’oubli
Ce souffle qui efface
Les fuchsias de l’enfance

© Jacqueline Saint-Jean (inédit)

 

Éphémères
les êtres chers
laissent des traces de lumière
dans nos souvenirs.

 © Mylène Joubert (inédit)

 

Sur ta vitre,
les leurres de l’aube,
l’eau des brumes noyant les chemins,
tout ce qui approche d’écho en écho
dans la souvenance des traces,
les bleus d’enfance,
un visage adouci de pluies,
une part d’éternité.

© Gérard Cousin (inédit)

 

Deux artistes

J’ai transformé ma fenêtre
En écran de lumière
Avec un doigt dans le pot bleu
Je commence à tracer
Mais l’ombre sur la neige
M’a totalement devancé
Je finirai plus tard
Ce soleil est trop futé pour moi

© Cécile Gagnon (inédit)

Reflets

J’ouvre la fenêtre
et je regarde passer les ombres :
celles des feuilles tremblantes
sur les arbres d’avril,
celles bleues du ciel
qui déteignent
toutes sombres
sur le bois de l’arbre,
sur la toile du jour
tendue de soleil
qui ne tient qu’à un fil.

© Alix lerman Enriquez (inédit)

 

L’ombre a laissé son empreinte
que faudrait-il de plus ?
Nous nous parlons
dans la transparence du moment
laissons danser les images
pour un reste de bleu
comme si la lumière
savait mieux que nous
ce qu’il faut dire.

© Marilyse Leroux, Instantané, 9 avril 2020

 

Printemps serein
le soleil se lève.

D’abord d’un bleu timide
réchauffant à peine mon intériorité.

Puis ses ombres se déploient, grandissent, s’affirment
sur le mur qui devient feuillu.

Les plumes l’accompagnent virevoltantes
dans une douce réflexion.

© Marion Boudet (inédit)

Petit atelier d’échauffement

Un petit atelier d’écriture (très encadré) pour s’échauffer, lié au Printemps des Poètes 2020 et à son thème : Courage !

D’abord : Préparer une liste 1 de verbes à l’infinitif (20 à 30) : tressaillir, écouter, froisser, éteindre, etc.

ET : Préparer une liste 2 de noms en lien avec nature/printemps (20 à 30) : bourgeon, renouveau, soleil, plume, ciel, feuille, etc.

En utilisant cette structure, produire des phrases, trier, choisir, éliminer et en garder quelques-unes qui vous plaisent.

Première proposition :

Je voudrais, dit (nom de la liste 2) le courage de (verbe de la liste 1).

Seconde proposition :

Je voudrais, dit (nom de la liste 2) le courage du (nom de la liste 2).

Et voilà…

Pour le jour d’après…

Les enseignants trouveront sur le site de la Semaine de la Poésie de Clermont-Ferrand une banque d’outils permettant d’élargir et de conformet les pratiques de la poésie à l’école… Mais TOUT le monde peut y faire des découvertes…