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La toile de l’un
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Dans les pays en guerre
Il y a toujours un père
Qui lave son épée après la bataille…
Au puits
Jamais totalement creusé
Il y a toujours une mère
Qui se charge de l’eau claire.

Les choses grandissent en notre absence
Montent sur les étagères du temps
Redessinent l’horizon de quelques traits de poussière…
Et redessinent aussi ce vieux gardien de biquettes
Dégommé à trois mille mètres par un fusil à lunettes

Tout l’été
Les paroles se regroupent en terrasses
Les martinets mettent au monde un parfum de vacances
La nuit arrive.
Même le silence
Nous tombe sur les épaules.

Michel Lautru
Sur les deux rives du Sud
Gravures d’Yves Barré
© Atelier de Groutel, 2016

 


Accepter
d’être un peu bousculé
dans la foule
d’être invisible
aux yeux
de la plupart des passants
d’entendre dans un café
les voisins de table
débiter des banalités
S’émouvoir
à la seule présence
de nos semblables
et quels qu’ils soient
les remercier en secret
d’exister

La saison manquante
suivi de Amour jacaranda
Abdellatif Laâbi
avec treize encres de Claude Margat
éditions de la Différence, 2016
Collection Clepsydre
ISBN 978-2-7291-2105-1
18,00 €


 C’est Jacques Bertin qui chantait il y a quelques années déjà : « J’ai vécu ma vie pleine comme une écriture... » Voilà une formule qui pourrait bien convenir à Abdellatif Laâbi pour « La saison manquante », première partie de l’un de ses derniers livres de poésie. C’est l’occasion pour lui de prendre de la distance, faire un peu le point, situer le poète dans l’univers et relativiser l’importance de ses traces. En toute bonne foi, en toute simplicité. De sacraliser aussi l’indispensable, la vitale utopie :
« ...L’on rêverait toujours / mais en plus grand / comme d’habiter l’univers entier.//…/...comme d’introduire / le principe d’amour / dans le préambule / de la Constitution universelle. »
 
 La deuxième partie, « Amour jacaranda », repose sur la célébration de l’Aimée (A majuscule de rigueur). La compagne des bons comme des mauvais jours. L’omniprésente : « …/...alors que tu es à deux pas / dans la pièce d’à-côté / veillant de près / à ce qui se passe dans ma tête.../... » La complice en langues communes (arabe, français, espagnol, anglais) pour de jouissives joutes étymologiques ou des exercices de traduction...
Et ce, dans l’ombre du jacaranda, considéré comme un arbre-totem : « …/...Il nous a suffi / de le distinguer / parmi tant d’autres arbres / parce qu’il était plus frêle / plus discret / oui, plus humain / et qu’en matière d’humanité / il présentait une ressemblance / avec les gens les plus fragiles / les plus humbles de notre pays.../... » Un arbre qui a de surcroît le privilège de fleurir deux fois...

 L’auteur du fameux « J’atteste... » (éditions Rue du monde), poursuit ainsi infatigablement la même veine humaniste avec la même écriture limpide et sûre, le même élan chaleureux et fraternel qui touche au cœur. 

Jean-Claude Touzeil

Voyages, voyages…

Dix photographies prises en voyage qui invitent à l’écriture…

Article mis en ligne le 14 juin 2016
par Alain BOUDET par

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Si l’une des photographies vous parle, envoyez votre texte à l’adresse de contact du site…

À vos stylos, crayons, plumes et…
belles vacances…

 

 

 

Article mis en ligne le 15 septembre 2016
dernière modification le 21 juillet 2016
Article mis en ligne le 15 septembre 2016
Article mis en ligne le 15 septembre 2016
Article mis en ligne le 15 septembre 2016
dernière modification le 8 septembre 2016
Article mis en ligne le 15 septembre 2016
dernière modification le 13 septembre 2016
Article mis en ligne le 1er septembre 2016
Article mis en ligne le 1er septembre 2016
dernière modification le 2 septembre 2016
Article mis en ligne le 1er septembre 2016
dernière modification le 22 juillet 2016
Article mis en ligne le 1er septembre 2016
dernière modification le 28 septembre 2016

Née en 1974, Émilie Voillot est mère de famille nombreuse ; après des études à Sciences Po elle a travaillé en Ressources Humaines puis a choisi de se « consacrer » à sa vie de famille pour un temps… indéterminé !… sans pour autant cesser de se livrer à ses deux plus grandes passions : la lecture & l’écriture !

Article mis en ligne le 1er septembre 2016
dernière modification le 25 juillet 2016
Article mis en ligne le 1er septembre 2016
dernière modification le 22 juillet 2016

Il est paru !!!

 

Dépaysés d’Alain Boudet, illustré par Marion Broca, paru aux éditions Soc & Foc,
ISBN 979-10-95089-06-3 - 15,00 €
Dans toutes les bonnes librairies.

Quatrième de couverture : Le poème est un peu pays. Un peu paysage. Un peu compagnon de route. Un monde à découvrir, sans cesse. Un univers à la fois étrange et familier que nous peuplons d’images. Les lire - comme les écrire - c’est accueillir ce qui nous est étranger et devient, dans l’accueil de l’autre et du monde, une part de ce qui nous fonde en humanité. le poème nous dépayse et, si nous savons l’accueillir, il nous transforme et nous enrichit. C’est, à tout âge finalement, le meilleur chemin pour grandir.

Je ne sais pas d’où je vous parle
ni même si c’est moi qui parle
au hasard des silences gagnés
sur l’embellie d’un paysage

J’écris

Pour tout ce qui s’efface
pour le vent la nuit le sourire
pour la pluie la joie le chagrin
pour l’écueil à franchir demain

J’écris

Et ce qui passe dans les mots
me renouvelle.

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