Bandeau
La toile de l’un
Slogan du site
Descriptif du site


Je sens l’air.
Je devine le seringa capiteux,
Le tilleul enivrant,
La rose de l’enfance.
Les couleurs du dehors
Me tiennent compagnie.
Les feuilles de l’automne
Me ravissent.
Le ciel m’éblouit,
Même par temps gris,
Jour et nuit.
Les nuages traversent
Mon horizon.
Ils parcourent le monde
Pour moi.
Cela me plaît.
Si les passants me font
Signe,
Je leur fais
Signe.
Je leur montre
Que je vis.
Beaucoup sont indifférents.

Dan Bouchery
La charrette des jours
© Éditions Henry, 2015


Nos mères avaient été petites,
au fond de jardins silencieux
blotties contre les grilles
des écoles

elles y avaient appuyé leurs fronts
tendu une main dans l’air
pour saisir un duvet d’oiseau
une goutte de pluie
un rayon de la lumière
qu’elles seules voyaient

elles avaient attendu longtemps
les mains au fond des poches
des tabliers
roses ou bleus
selon la semaine.

La Géographie absente
Jeanne Benameur
Bruno Doucey, 2017
ISBN 978-2-36229-159-3
7,00 €

"La Géographie absente" de Jeanne Benameur est celle de l’abolition de toutes les frontières, terrestres, humaines et temporelles.
Elle nous ramène à la jeunesse de nos mères, en faisant des mères universelles. Nous retournons avec elles en enfance heureuse.
Après ces heures insouciantes, vient l’heure de l’exil, du départ de la terre aimée, celle des ancêtres. "exils / des mains que nous avons lâchées / des maisons où nous ne sommes pas / demeurés / exils".
Et puis, c’est le temps qui passe, la disparition des êtres chers : les mères nous ont quittés. La séparation, ce peut être celle avec la terre natale, celle avec les êtres. Il faut réapprendre à vivre avec un passé que l’on garde en nous, un passé qui s’absente.
Ce livre de Jeanne Benameur est un regard lucide et doux, émouvant aussi, pour ne pas oublier. Sur le passé, elle pose des mots qui ne cachent pas la douleur mais apaisent. Ses souvenirs reposent en paix. Elle avance avec eux.

Robert Froger

Une image : une ombre
Article mis en ligne le 15 février 2018
par Alain BOUDET par

Françoise Bonnel a l’œil, une curiosité sans faille et de bonnes chaussures…
Il est peu de jours où elle ne marche pas à la rencontre des lumières qu’elle sait débusquer, des petits riens dont elle fait de grandes choses. Elle saisit le fugace, elle étreint l’éphémère.
Voici l’une de ses photographies qui vous conduira peut-être sur le chemin des mots. Si vous voulez, …

Une petite contrainte : trois mots à placer : ombre, derrière, chant.

Envoyez vos textes à La Toile de l’Un.
Ils seront lus, et certains trouveront leur place sur cette page…



Une ombre…

 


Tu te lèves. Les ombres du matin s’épanchent.

Mystères du jour
en apnée

Tu écoutes. Le chant de l’oiseau insiste.

Ô joie éphémère
radieuse

Le soleil derrière toi
triomphe

© Mylène Joubert
Fontenay-Le Comte, 18 février 2018

Derrière le jardin,
Une ombre se dessine.
Dans le chant du matin,
On songe à nos racines.

© Cédric Landri, pantoun

 


Derrière toi
l’ombre d’un oiseau
un éclat en écho.

© Marilyse Leroux

Ne cherche pas ton ombre
au-devant de tes pas
ni même derrière toi
plutôt
dans celle de l’oiseau
qui te fait signe
de côté.

© Marilyse Leroux


L’ombre du dedans
est parfois plus forte
que celle du dehors
l’oiseau le sait
qui s’effarouche de la sienne

Libère-le
des lattes de la nuit
décloue ses ailes
derrière la porte.

© Marilyse Leroux

 

Article mis en ligne le 22 février 2018

Guillaume Dreidemie est né en 1993, à Lyon. Après des études de philosophie, il enseigne actuellement cette discipline en lycée. C’est un fervent lecteur d’Apollinaire, Verlaine, Laforgue, Corbière. Quelques-uns de ses textes ont été publiés dans les revues Recours au poème, Incertain regard, Traction-brabant, 17secondes, temporel, Traversées, Phoenix, Comme en poésie, Concerto pour marées et silence, Vocatif, Infusion, Portique, Lichen, Soliflore, Libelle et Florilège. D’autres sont à paraître dans la revue Verso.

Article mis en ligne le 15 février 2018
dernière modification le 18 février 2018
Article mis en ligne le 15 février 2018
dernière modification le 6 janvier 2018
Article mis en ligne le 15 février 2018
dernière modification le 20 février 2018
Article mis en ligne le 1er février 2018
dernière modification le 13 décembre 2017
Article mis en ligne le 1er février 2018
dernière modification le 30 décembre 2017
Article mis en ligne le 1er février 2018
dernière modification le 8 janvier 2018
Article mis en ligne le 1er février 2018
dernière modification le 15 janvier 2018
Article mis en ligne le 1er février 2018
dernière modification le 18 janvier 2018
Article mis en ligne le 1er février 2018
dernière modification le 29 janvier 2018
Article mis en ligne le 1er février 2018
dernière modification le 29 janvier 2018

Printemps des Poètes 2018 à La Suze

Affiche de Michel Foucault et Paule Coudroux

La Suze-sur-Sarthe :Printemps des Poètes 2018

Le prochain Printemps des Poètes se déroulera du au 3 au 18 mars 2018.
À l’initiative des Amis des Printemps Poétiques de La Suze-sur-Sarthe qui organisent leur 33è Printemps Poétique, des "Rencontres Plurielles" permettront à plus de trente classes sarthoises de rencontrer des professionnels du livre de poésie : poètes, illustrateurs-plasticiens et en particuliers des graveurs, typographes, calligraphes, papetiers, relieurs, éditeurs, libraires…

Un Salon des livres de poésie et de ceux qui les font

Il aura lieu le samedi 24 mars de 10 heures à 22 heures dans la salle des fêtes de La Suze.

Le programme complet et des idées pour préparer le Printemps des Poètes

 


 

Sites favoris

Statistiques du site

  • Nombre total de visites :
    100687 visiteurs
  • Actuellement en ligne :
    4 visiteurs


pucePlan du site puceContact puceMentions légales puceEspace rédacteurs pucesquelette puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2014-2018 © La toile de l’un - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.76
Version Escal-V4 disponible