PlatzverweisManchmal ist die Traurigkeit eines Stuhls nicht die Traurigkeit, die der Stuhl ausstrahlt, sondern die derjenigen, die auf ihm gesessen haben vor Tagen, Jahren oder länger. Ich sitze auf diesem Stuhl und nehme teil, nur indem ich dasitze und spüre, dass es der Traurigkeit egal ist, wer in diesem Stuhl sitzt, und dass es dem Stuhl guttut, einfach nur eine Sitzgelegenheit zu sein, bis ein anderer Platz nimmt. | Chaise vacante Parfois, la tristesse d’une chaise n’est pas la tristesse que la chaise dégage mais celle de ceux qui s’y sont assis il y a des jours des années ou plus. Je suis assis sur cette chaise et j’apporte ma part rien qu’en y étant assis et je sens que la personne assise sur la chaise importe peu à la tristesse et qu’il est bon pour la chaise De n’être qu’un simple siège jusqu’à ce qu’un autre y prenne place. |
Schocktherapie Großmutter sagte immer wieder: Ich will sterben. Oder: Ich wünschte, ich wär tot. Das lässt sich machen, sagte ich und schob sie im Rollstuhl auf den Teich zu immer schneller und dichter, bis sie kreischend um Gnade bat, ganz außer Atem, sie und ich, als wir am Wasser standen und lachend den Enten zusahen, die gierig auf uns zuschwammen, aber wir hatten an diesem Tag nichts zu verschenken. | Thérapie de choc Grand-mère disait toujours : Je veux mourir. Ou : j’aimerais être morte. Ça peut se faire, j’ai dit et je l’ai poussée vers l’étang dans son fauteuil de plus en plus vite de plus en plus près jusqu’à ce qu’elle crie grâce complètement à bout de souffle, elle et moi, au bord de l’eau et regardant en riant les canards qui nageaient avidement vers nous mais ce jour-là, nous n’avions rien à donner. |